En France, la retraite des salariés du secteur privé se compose de deux étages : la retraite de base versée par la Sécurité sociale, et la retraite complémentaire Agirc-Arrco, qui fonctionne selon une logique très différente, par points.
Chaque année de cotisation permet d'acquérir un certain nombre de points, calculé à partir du salaire brut soumis à cotisation. Contrairement à la retraite de base, il n'existe pas de plafond de trimestres : plus la carrière est longue et les salaires élevés, plus le nombre de points accumulés est important.
Le montant de la pension complémentaire dépend directement du nombre de points accumulés, multiplié par la valeur du point au moment de la liquidation de la retraite. Cette valeur, réévaluée chaque année par les partenaires sociaux, s'élève à environ 1,4159 € en 2026.
La pension complémentaire s'ajoute à la pension de base pour former le montant total de la retraite. Pour un salarié ayant eu une carrière complète, la part complémentaire peut représenter une portion significative du revenu total à la retraite, d'où l'importance de bien suivre l'évolution de son relevé de points tout au long de la carrière.
Un dispositif de malus temporaire peut s'appliquer si l'assuré part à la retraite dès l'obtention du taux plein sans différer son départ d'un an. Ce malus, limité dans le temps, incite les assurés à prolonger légèrement leur activité pour éviter une décote sur la partie complémentaire de leur pension.