Le vieillissement de la population dû à l'allongement
de l'espérance de vie constitue un des enjeux humains et
économiques des prochaines décennies. Les 75 ans et
plus représentent aujourd'hui en France 4 millions d'individus.
L'INSEE estime qu'à l'horizon 2020, ils seront 5 650 000.
Un grand nombre d'entre eux vivent à leur domicile, soutenus
par des parents, voisins, amis ou des professionnels, 12 % sont
hébergés dans des structures collectives. Quand la
dépendance est moindre, le maintien à domicile coûte
moins cher qu'un accueil collectif, mais devant une totale perte
d'autonomie, les dépenses peuvent rapidement être plus
importantes. La notion de dépendance est relativement récente,
elle fait l'objet de nombreux rapports et propositions. Quels que
soient les auteurs, ce concept est très controversé
et suppose une certaine prudence dans son utilisation. Il est sujet
dans le discours commun à un amalgame avec d'autres termes
comme "invalidité", "incapacité",
"handicap";
Selon l'Office Mondial de la Santé, une personne est considérée
comme dépendante lorsqu'elle est dans l'impossibilité
permanente physique ou psychique d'effectuer seule les actes de
la vie quotidienne.
Le secteur médico-social a choisi, pour évaluer la
dépendance, la grille AGGIR (Autonomie-Gérontologie-Groupe
Iso-Ressources). Cette grille est centrée sur les 4 actes
essentiels de la vie : se lever, rester propre, manger et s'habiller
seul. Elle permet de regrouper les personnes âgées
dépendantes en 6 groupes. Outre ces 6 groupes, elle comporte
10 variables illustratives : la cohérence, l'orientation,
la toilette, l'habillage, l'alimentation, le transfert, les déplacements
à l'intérieur et à l'extérieur, la communication
à distance.
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