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Elle doit son nom au psychiatre munichois qui l'a décrite
en 1906. Cette maladie de l’esprit et du comportement (environ
350 000 cas en France) fait partie des démences. Elle se
caractérise par des lésions cérébrales
spécifiques, constatées après le décès.
La maladie entraîne d'abord une amnésie des faits récents,
qui s'accompagne de difficultés spatio-temporelles et de
coordination des mouvements. Le malade souffre également
d'angoisse, de méfiance envers l'entourage, d'irritation
et d'explosions de colère. Il n'existe pas "une"
maladie d'Alzheimer mais plusieurs variétés de démence
qui affectent différentes classes d’âge et qui
sont regroupées sous le nom de "démences type
Alzheimer". Les symptômes varient d'un individu à
l'autre. L'évolution peut être lente ou au contraire
progresser très rapidement. Habituellement, la maladie évolue
vers la démence complète et une dépendance
totale de l'entourage qui nécessitent aide et présence
continue. Cette maladie est aujourd'hui mieux cernée mais
il n'existe aucun cas connu de guérison. Des crédits
importants sont actuellement affectés à la recherche
médicale notamment aux Etats-Unis. On commence à disposer
de molécules pouvant ralentir l'évolution de la maladie
mais leur succès est pour l'instant partiel : pour le moment,
on ne sait pas guérir la maladie d'Alzheimer.
Comme toute maladie lourde, chronique ou grave, la maladie d’Alzheimer
demande des soins de plusieurs natures : soins médicaux,
sociaux, psychologiques ou informatifs, quatre paramètres
dont le mélange varie selon les malades et les pathologies.
La demande psychologique peut être plus importante, comme
dans le cas de toute maladie grave, donc déstabilisante.
Mais dans tous les cas, la demande d'information du malade, à
laquelle doit répondre le médecin, est primordiale.
Malgré l’absence de thérapeutique efficace,
il peut être important de diagnostiquer la maladie. Ce diagnostic
doit être posé par un neurologue pour éviter
toute confusion avec un état dépressif. Poser un diagnostic
permet notamment d’éviter de voir la relation familiale
se dégrader. Car, face à ce type de maladie et aux
troubles qui lui sont associés, la famille doit s'organiser.
A domicile ou en structure d'accueil, les modes de prise en charge
doivent être anticipés, notamment sur le plan juridique.
Une personne atteinte de cette affection a besoin
avant tout d'une relation familiale, sociale, attentive et chaleureuse
et de liens psychologiques. Le placement d'un parent dépendant
en établissement spécialisé est une nécessité
quand le maintien à domicile montre ses limites
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